Abronkhar avait suivi les elfes noirs dans un village de leur peuple, où ils avaient trouvé un guérisseur. Le troll avait lui aussi proposer un guérisseur, mais la perspective d'un long voyage vers le sud n'avait plu à aucun des elfes noirs. Aussi, ils allèrent vers ces terres de pluies, des terres humides. Durant 6 moi Liez fut convalescent. Ils se relayaient à son chevet pendant que chacun s'entraînait de son côté, comme il pouvait. Abronkhar passa les trois premiers mois à méditer, près de 20 heures par jour, il cherchait le contact avec la Terre-Mère. Dans cette région il était ténu, signe soit de l'activité de Morzan, soit, comme Abronkhar le soupçonnait, des pratiques anciennes des elfes noirs qui avaient vécu ici. Cependant son rapport à la terre grandit. Il la comprenait mieux, il la sentait sous ses pas, telle une compagne indifférente.
En vérité, il ignorait ce qu'était vraiment la Terre-Mère. Elle était différente des esprits, étrangère au vaudou, inconnue du mojo et indifférente aux êtres. La terre recelait cependant une magie, ancienne, mystérieuse, qui ne se manifestait non par sa puissance brute mais par des moyens détournés. Abronkhar arrivait à canaliser son énergie, par moments. Il pouvait durcir sa peau, ses armes afin qu'elles fendent la roche. La Terre-Mère pouvait avoir une influence sur les animaux, mais ce côté restait obscur. Abronkhar soupçonnait que son influence ne se limite pas à la terre seule, mais aussi aux autres éléments, il pensait qu'elle pouvait contrôler le flux et le reflux des marées, le sens et la force du vent, l'endroit où la foudre s'abattait. Toutefois rien de tout cela ne lui parvenait encore comme certain, la Terre-mère gardait ses secrets en un lieu inaccessible aux êtres.
Puis, lorsqu'il eut bien récupéré, il se mit à chasser, pour manger. La chasse consistait un bon moyen de se remettre au combat sérieusement, le gibier était rare dans cette forêt, il il devait tuer plus de prédateurs que de proies, des loups, de grands oiseaux carnassiers venus des montagnes, il rencontra même une araignée d'un taille exceptionnelle.
Il profitait de ces incursions dans la forêt pour y ramasser des simples, des herbes et des racines, qui lui serviraient pour divers onguent et décoctions. Il aurait aimer retrouver un spécimen d'araignée afin de prélever du venin. Sa plus belle prise fut un sanglier, ainsi que quelques marcassins, qui fournirent de la viande plutôt grasse et savoureuse.
Puis, lorsque Liez se réveilla enfin, le temps était venu pour le Troll de se remettre à l'art de la guerre. Il aiguisa ses haches, et s'entraîna, contre des tronc-d'arbres, parfois contre un des elfes noirs, et souvent contre lui-même. Il devait dépasser ses limites, gagner en force, en souplesse. ses congénères lui manquaient, dans le sens ou dans les jungles, il s'écoulait rarement plus de quelques mois sans que l'on ait à combattre une tribu voisine, de ce fait les trolls étaient en permanence préparés à la guerre. Ses voyages et son repos l'avaient rouillé, et surtout il manquait un adversaire qui aurait du répondant. Il ne pouvait s'engager sérieusement contre un des elfes noirs, car à partir du moment où ça deviendrait sérieux, un combat à mort s'engagerait, il en était certain, et ce n'était pas ce qu'il souhaitait.
Ils se rendirent dans une ville humaine non loin, au nom étrange, comme souvent. La ville était peuplé d'humains qui avaient perdu leur esprit, c'était clair. On aurait dit qu'un des dieux très anciens avait siphonné leur corps. Il avait déjà vu ce phénomène, mais c'était des sacrifices ou des malédictions assez rares. Là, ça s'étendait à toute une ville, les dieux trolls n'étaient pas assez cons pour éradiquer leur réservoir de sacrifices. Une telle action, sans but apparent alourdissait les soupçons qui pesaient sur les activités de Morzan.
Abronkhar avait vécu plusieurs années dans son château, cependant il n'avait pu que ressentir les effluves d'une magie malsaine. Il ne s'était retrouvé que peu de fois en face du souverain lui-même, et le plus souvent, c'était lorsqu'il assistait à une séance de torture.
Le groupe dût se séparer pour quitter la ville. Abronkhar prit du temps, pour affronter des zombis, ils offraient des cibles faciles, et sentir à nouveau craquer les os sous ses haches redonnait de la vigueur au troll. Cependant il manquait un élément à ce tableau enchanteur: les cris de douleur, d'effroi et de rage qui accompagnaient les vrais combats.
Finalement ils étaient de piètres adversaires, et il regagna le village des elfes noirs, il l'atteignit le premier, il avait croisé Nogare dans la ville qui profitait lui aussi des zombis pour se battre. Ou alors il essayait de survivre, plus pâle qu'a son habitude. Il revint quelques heures plus tard. Puis ce fut le tour de Liez, après quelques semaines, il s'était perdu. Et Necry'os revint encore plus tard. L'ambiance au sein du groupe devenait de plus en plus sombre, et Abronkhar commençait à s'ennuyer dans ce pays de pluie. Ils y séjournaient depuis près de neuf mois déjà. Il décida alors de quitter cet endroit. Il était un peu tard, mais il décida d'aller vers le sud. Divers villages avaient été saccagés, mais pas pillés, juste détruits, leurs habitants massacrés ou siphonnés. Après 2 mois de voyage(il avait réussi à trouver un cheval, monture inconfortable pour lui mais néanmoins rapide) , il parvint à l'orée de la jungle.
*suite dans un prochain édit*